Quelques témoignages


MIRABELLE DENAVIT

STAGE A AIR LIQUIDE, japon : 

CHIMIE - GéNIE DES procédés



Je savais dès la fin du lycée que CPE Lyon était l’école que je voulais intégrer. Surtout pour la possibilité de partir en année de césure de partout dans le monde  ; et plus spécialement au Japon, mon grand rêve ! Je suis donc passée par la prépa associée CPE Lyon, pour finalement intégrer le parcours ingénieur dans la filière Chimie- Génie des Procédés.

 
Actuellement, je suis en année de césure à Tsukuba, au Japon (objectif : done !). Je travaille chez Air Liquide Laboratories, sur des dépôts de films chimiques suivant les procédés d’ALD/CVD (Atomic Layer Deposition/Chemical Vapor Deposition). Le principe est simple : des composés sous forme gazeuse sont envoyés dans un four sur des plaques (de silicone ou de métal), et vont réagir à la surface de ces plaques pour former une couche sur celles-ci. Ces films chimiques sont destinés principalement à l’industrie électronique, pour la fabrication de semi-conducteurs, un domaine très porteur et compétitif en ce moment !
 
Je réalise les expériences dans la journée, et fais aussi les analyses, pour caractériser les dépôts (composition, épaisseur, nature des liaisons, etc.). Ces analyses étant souvent longues, je les lance le soir avant de partir et récupère les résultats le matin, ce qui me permet de décider quelles seront les expériences du jour.
 

J’ai principalement choisi cette césure pour pouvoir partir au Japon, et découvrir la vie là-bas en tant qu’expatriée, et non en tant que simple touriste. Je voulais partir loin, me dépayser, et voir autre chose que mon quotidien. Et pour cela, je suis plutôt bien tombée car, même sans parler de la vie japonaise qui est toujours pleine de surprises, le sujet de mon stage m’était totalement inconnu. La CVD (et ALD) n’est pas quelque chose que l’on apprend à l’école, je suis donc arrivée en totale néophyte. J’apprends énormément, non seulement sur mon travail, mais aussi sur des sujets intimement liés, auxquels je ne me serais pas forcément intéressée de moi-même, comme les transistors par exemple.
 
Air Liquide Laboratories (ALL) est aussi une formidable entreprise. Elle fait partie du groupe Air Liquide, français et mondialement connu, et attire donc des profils très différents. J’ai beaucoup de collègues étrangers, français, mais aussi espagnols, mexicains, coréens, ainsi que des collègues japonais. Le mélange de culture est donc à son comble ! L’adaptation se fait aussi rapidement, car tous sont très ouverts, et disposés à s’entraider au besoin. Je n’ai même pas eu à m’occuper de trouver mon logement, car ALL l’a fait pour moi, ce qui simplifie beaucoup de démarches !
 
Tout le monde parle anglais, ce qui facilite bien évidemment considérablement la conversation. J’apprends aussi le japonais, car ALL nous permet de suivre 2h de cours par semaine. C’est très utile pour la vie quotidienne, car tous les japonais ne parlent pas anglais !
 

La vie en entreprise ici ne me semble pas différer beaucoup de celle en France, mais je ne suis sans doute pas la plus à même de juger, étant donné que le management global d’Air Liquide vient de Paris. Néanmoins, on peut observer des différences dans le comportement des gens au travail. L’ordre hiérarchique est très important. A cause de cela, des décisions en apparence simples peuvent se révéler compliquées, car il faut faire remonter l’information et la discussion à plusieurs niveaux hiérarchiques, et s’assurer à chaque fois que tout le monde est d’accord.
 
Il me reste encore 5 mois de césure, mais le bilan que je peux tirer à mi-parcours est la sensation d’avoir beaucoup appris, professionnellement et personnellement. Le travail m’a permis de découvrir d’autres domaines d’application de la chimie, et m’a fait m’intéresser à des choses très diverses. De même, qu’en discutant avec mes collègues, j’apprends beaucoup sur leurs spécialités professionnelles, leur culture, leur façon de voir la vie.
 
Partir aussi loin permet de prendre un certain recul sur sa vie, sur ce qu’on croyait normal ou universel (oui, râler à tout bout de champ est typiquement français), et même sur ce qu’on croyait acquis. La réflexion que cela engendre, les nouvelles découvertes, les voyages, sont des choses que seule une expérience comme une année de césure peut apporter. Cette expérience à l’étranger est le meilleur choix que je pouvais faire !


 
 

CYRIL COLAS

STAGE A INFINEON TECHNOLOGIES, SINGAPOUR  : 

SCIENCES DU NUMéRIQUE

 
Je m’appelle Cyril et je suis actuellement étudiant à CPE Lyon dans la filière Sciences du Numérique, en majeure ROSE (Robotique de services et Systèmes Embarqués).
 
J’ai suivi le parcours « classique », c’est-à-dire la classe préparatoire associée juste après l’obtention de mon bac S, puis le parcours ingénieur au sein de CPE Lyon. Dès la fin du lycée j’avais déjà l’envie de travailler dans les sciences du numérique, sans pour autant avoir une idée précise de quoi faire. CPE Lyon s’est donc trouvé être un choix plus qu’attrayant, du fait de l’excellent tronc commun qui est enseigné. Par la suite j’ai sélectionné cette majeure car j’étais vraiment intéressé par le développement logiciel et les systèmes embarqués. 
 
Je réalise mon année de césure au sein d’Infineon Technologies, une compagnie internationale de semi-conducteurs. Cette période d’un an est divisée en deux fois six mois : les six premiers à Munich, les six derniers à Singapour. Ma mission principale est le maintien et le développement d’une application web très utilisée en interne. Ma mission secondaire, à Singapour, est du « reverse engineering », c’est-à-dire que je dois déceler l’algorithme utilisé par une machine qui trie les puces électroniques (afin de pouvoir localiser plus rapidement ces dites puces). 
Concernant une éventuelle « journée type », comme tout bon ingénieur, je répondrais que je n’en ai pas. Il m’est même arrivé durant quelques semaines d’aider une autre équipe que la mienne sur le développement et l’intégration d’une base de données pour une autre application web. C’est justement pour cela que j’apprécie ce metier : chaque journée est différente !
 
Dans la recherche de ma césure, j’étais très attiré par le format « deux fois 6 mois ». En effet, je voulais acquérir différentes expériences pour en apprendre le plus possible sur mon futur métier d’ingénieur, mais aussi pour « voir du pays  ». Après des recherches peu fructueuses, j’ai fini par trouver l’offre d’Infineon Technologies (grâce à Ebba Bergerard, responsable à l’école des césures en Allemagne, que je remercie grandement d’ailleurs !) qui proposait deux lieux bien différents et avec des missions alléchantes. Jackpot  !
Infineon Technologies étant une entreprise européenne dont le siège social est à Munich, la politique de l’entreprise à Singapour comme à Munich est plus ou moins la même (dans mon ressenti). De plus, je ne trouve pas qu’il y ait de profondes différences de fonctionnement entre une compagnie française et allemande. On se sent très vite à l’aise et prêt à travailler. 
 
A noter, pour les prochains candidats aux césures, qu’au sein d’Infineon nos avis sur nos projets respectifs peuvent être pris en compte. Nos collègues sont à notre écoute (malgré notre manque d’expérience), ce qui est très appréciable et gratifiant  !
Ce stage m’a apporté une bonne expérience de l’univers de la création de semi-conducteurs et m’a permis d’apprendre ou d’améliorer mes connaissances en programmation (C#, XML, python, SQL, VBA, XSLT, PHP, JavaScript). En conclusion, cette année de césure m’a permis d’avoir un aperçu, certes non exhaustif, du métier d’ingénieur et ainsi de recadrer mon projet professionnel.
En plus, le fait de voyager en Asie pour la première fois était incroyable, avec à la clef de superbes rencontres et découvertes tant culturelles que sociales !

MAELLE RAFFRAY

STAGE A Phytovision, AUSTRALIE : 

CHIMIE - GÉNIE DES PROCÉDÉS

Je m’appelle Maëlle. Après la classe préparatoire associée CPE Lyon j’ai été admise en parcours ingénieur en filière « Chimie et Génie des procédés ».
Pourquoi la chimie ? Tout simplement parce que dès le lycée, je trouvais ça trop cool de se pavaner en blouse et en lunettes toute la journée ! Plus sérieusement, la chimie parce que j’aime bien mener mes propres expériences, j’aime bien le concept de pouvoir échouer, chercher des solutions et les trouver.
J’ai choisi la prépa CPE parce qu’elle offrait une formation très complète et que je ne voulais pas étudier dans une atmosphère de compétition, de concours. Et puis je voulais partir très loin de chez papa-maman (plus maintenant en y réfléchissant…). CPE Lyon s’est démarquée pour son année de césure à l’international qui permet de faire une pause professionnelle dans ses études et ainsi avoir un an d’expérience en université ou entreprise avant l’obtention de son diplôme. Elle était aussi un bon moyen de voyager et de découvrir une nouvelle culture.
 
Ma collègue et moi au laboratoire !De juillet à décembre 2016, j’ai effectué une mission de 6 mois dans une petite entreprise de cosmétiques « Phytovision » qui est un laboratoire de Recherche & Développement situé à Adélaïde, dans le sud de l’Australie. L’entreprise est très sensible à l’environnement et tous les produits sont certifiés biologiques par différents labels. Elle a créé plusieurs gammes dont une marque pour enfants, ecoKid. Ma mission a été de reformuler deux produits de la gamme ecoKid : un spray démêlant sans rinçage et un spray anti-moustiques hypoallergénique. Aussi, j’ai réalisé la formulation d’un spray auto-bronzant organique pour peaux claires et foncées.
J’ai postulé à Phytovision parce qu’avoir une expérience professionnelle dans la formulation était ce que je recherchais. De plus, je m’intéresse beaucoup à l’environnement  : l’aspect écologique de l’entreprise a été un critère déterminant dans mon choix de stage. L’Australie a été un plus, une île que je voulais visiter et découvrir culturellement parlant.
En Australie, la notion de hiérarchie est très peu présente. J’ai eu de nombreuses responsabilités au laboratoire, et des relations avec les clients et les fournisseurs. Cela a été très gratifiant. L’ambiance de travail a toujours aussi été très bonne. Cependant, l’entreprise étant très petite, le budget l’était aussi, par conséquent les projets avançaient très lentement.


Ces 6 mois ont été très enrichissants sur plusieurs plans. Au niveau professionnel, elle m’a permis de découvrir le monde de la recherche et comment travailler avec les fournisseurs, les clients et l’équipe marketing. Elle m’a permis d’acquérir de nouvelles compétences notamment en formulation de cosmétiques. Au niveau personnel, ce stage m’a ouvert sur une nouvelle culture, un mode de vie différent et une langue différente. Je suis devenue plus autonome et débrouillarde. Je ne connaissais personne, je ne parlais pas la langue et ça au début ça paraissait insurmontable … mais j’ai surmonté cette difficulté.
Aussi, mon salaire étant très bas, je me suis donc décidée à enseigner le français. Chaque soir, je donnais des leçons de français à 6 différentes personnes de 6 à 60 ans et j’ai adoré cela  ! J’ai rencontré des personnes exceptionnelles. L’argent m’a servi à financer un peu mes voyages et sans lequel je n’aurai jamais vu un coucher de soleil comme celui-ci ...
 



ALEXIS MAIRE

STAGE A BMW, ALLEMAGNE : 

SCIENCES DU NUMéRIQUE

 
Je m’appelle Alexis, et j’ai débuté mon cursus par deux ans à la prépa associée de CPE Lyon pour ensuite intégrer la filière Sciences du Numérique du parcours ingénieur.
 
Je suis actuellement en césure chez le constructeur automobile BMW, à Munich en Allemagne. Je travaille pour BMW Motorrad, la branche qui gère les véhicules à deux roues (motos et scooters). Mon département s’occupe du développement du scooter électrique, le « C Évolution » ainsi que du prochain scooter dont on ne connait pas encore le nom ! Nous travaillons plus précisément sur les cartes électroniques (ECU : electronic control unit) qui commandent le scooter concernant le contrôle des batteries, le contrôle du moteur et le contrôle des périphériques. 
Mes collègues réalisent des fonctions principalement à l’aide du logiciel Matlab, mon tuteur d’entreprise et moi sommes chargés de toute la partie « tests », qui est obligatoire pour le bon développement des projets.


Lors de ma recherche de césure, plusieurs offres m’ont paru très intéressantes. J’étudiais l’allemand depuis le collège et je n’avais jamais réellement mis en application ces connaissances glanées depuis ces 10 (parfois longues) années de cours.
Le fait que les stages proposés par BMW soient entièrement germanophones a donc définitivement validé mon choix. J’ai postulé via CPE Lyon, et …me voilà à Munich pour une année !
 
Au quotidien, on ne remarque pas trop de différences entre le fonctionnement d’une entreprise en France et en Allemagne. Le plus dur au début a été de baigner dès les premiers mois dans un équipe 100% germanophone avec deux réunions hebdomadaires en allemand. Au début le choc est assez fort, mais au bout de quelques semaines, mon oreille s’est parfaitement habituée, et il est tout à fait possible de comprendre et de se faire comprendre. Travailler en allemand reste une spécificité de BMW, mais de nombreux employés pratiquent également l’anglais. Ils apprécient néanmoins de communiquer en allemand malgré mon accent français et mes quelques fautes qui venaient ponctuer les phrases.
 
La pause déjeuner a lieu à 11h10… ce qui est un peu surprenant au début ! Maintenant, même quand je mange avec d’autres collègues français nous y allons à 11h20, comme des vrais allemands !
Enfin, j’ai aussi pu participer à une petite spécialité bavaroise, le « Weißwurstfrühstück  », c’est le petit déjeuner à base de saucisse blanche et de Bretzel avec toute l’équipe tous les vendredis matins ! Surprenant au début, mais ça devient vite un incontournable
 

L’année de césure représente une expérience incroyable. Professionnellement, on a l’opportunité d’apprendre énormément, notamment des apprentissages qui sortent un peu du cursus de l’école ! Cela permet aussi de préciser son projet professionnel et de faire le point sur les domaines qui nous plaisent ou non.
Sur le plan personnel, cette année m’a permis de découvrir la vie d’expatrié, de voyager à travers l’Europe, et de participer à des évènements mondiaux tels que la fête de la bière ! 
Une expérience que je recommande donc à tous !

MANON MANARANCHE

STAGE A Sumitomo Seika Chemicals, JAPON : 

CHIMIE - GENIE DES PROCEDES


 

Je m’appelle Manon, j’ai 22 ans. Mon parcours est assez classique : j’ai été admise à CPE Lyon en formation d’ingénieur « Chimie - Génie des Procédés » après deux ans à la Prépa associée CPE Lyon. 
 
A la question : pourquoi la chimie ? Je répondrai : parce qu’elle est partout et qu’elle permet de travailler dans des domaines extrêmement variés. De l’environnement, à la santé, aux matériaux, à la cosmétologie,… les choix ne manquent pas !
 
CPE Lyon s’est démarquée parce qu’elle propose une année en entreprise et à l’étranger. Cette expérience est un atout non négligeable quand on est un jeune ingénieur fraîchement diplômé, on peut déjà témoigner d’une expérience significative. 
 
Je suis actuellement en année de césure au Japon à Harima Cho, dans l’entreprise Sumitomo Seika Chemicals, département des nanotechnologies. Spécialisée dans les polymères, Sumitomo travaille sur les nouveaux matériaux et les produits de beauté. L’un des produits, et c’est celui sur lequel je travaille, est un copolymère utilisé comme liant dans les batteries de portable et de voiture notamment. Mes objectifs sur cette année sont d’améliorer ses propriétés électriques et rhéologiques.
 
J’ai postulé à Sumitomo par intérêt pour le projet et pas forcément par intérêt pour le pays. Je n’avais aucune affinité particulière pour la culture japonaise avant de partir ici. On peut parler d’une immersion totale ; je ne travaille qu’avec des japonais et suis l’unique stagiaire ! 
 
Après mon arrivée à 8h30 le matin, il y a un rituel notable : la séance de 5 minutes d’exercice (200 personnes en uniforme faisant des étirements !).
 
Tout est différent ici et particulièrement la façon de travailler. Les japonais sont réputés pour leur assiduité au travail… et ce n’est pas une légende. Là où en Europe tout est misé sur la productivité, les japonais préfèrent prendre leur temps, ce qui limite aussi le risque d’erreur.
Une autre différence majeure est la notion du vivre ensemble, où le collectif prime sur l’individu. Ils acceptent plus de se reposer sur les connaissances des autres en admettant ne pas tout savoir. Ils s’écoutent davantage, notamment en réunion : 50 personnes et pas un bruit sauf celui qui parle !
 


 
Personnellement, je gagne en organisation, en ouverture d’esprit et en remise en question. Il faut accepter que leur façon de fonctionner ne soit pas la nôtre. On se rend compte également qu’on peut communiquer sans parler la même langue. Les japonais parlent peu anglais et mon niveau de japonais est à … améliorer ! La barrière de la langue a été un vrai problème au début et l’est encore maintenant. 
Il y a encore peu d’étrangers au Japon, on se sent souvent « regardés », surtout dans les transports. Mais cela révèle plus de la curiosité : par ailleurs, le pays tente de s’ouvrir en accueillant de plus en plus d’internationaux.

On pourrait résumer en disant que c’est une culture toute en ambiguïtés, à la fois chaleureuse et distante avec une histoire et une gastronomie extrêmement riches ! 
 

PIA MONGE

STAGE A jNet Thingx Corp, ETATS UNIS : 

SCIENCES DU NUMERIQUE

 
J’ai fait la prépa associée de CPE Lyon en section MP puis j’ai intégré, en année 3, la filière Sciences du numérique CPE Lyon. En année 4, j’ai choisi la majeure « Informatique du Web et objets communicants » puis suis partie en césure aux Etats-Unis, dans la Silicon Valley, pour travailler sur les SmartCards. 
 
J’ai choisi de faire mes études à CPE Lyon tout d’abord car l’école propose deux ans de prépa associée, car j’avais peur de la pression et de l’ambiance que proposait une CPGE classique. Grâce à la prépa associée, j’ai pu avoir une formation complète suivant le programme de prépa classique (et orientée pour la formation de CPE Lyon), tout en ayant une ambiance de promotion et sans la pression des concours à la fin de ces deux ans. L’école offre aussi une formation à l’international, ce qui est très enrichissant. Pour moi, il était important que dans ma formation j’ai une expérience (universitaire ou professionnelle) à l’étranger : les voyages forment selon moi aussi bien professionnellement que socialement et culturellement. 
J’effectue actuellement ma césure au cœur de la Silicon Valley, pour l’entreprise jNet Thingx Corp, spécialisée dans la programmation sur SmartCards. 
 


Lors de mon stage, j’ai pu toucher à plusieurs aspects de l’informatique : l’optimisation et le débogage. 
J’ai tout d’abord dû me familiariser avec le code initialement présent, en lisant toute la documentation associée. 
J’ai ensuite dû optimiser ce code en limitant le nombre d’écritures en mémoire dure  : EEPROM. Et désormais, je dois débugger le code en essayant de faire passer un maximum de tests répondant à un profil demandé par notre client. 
 
Dans la Silicon Valley ce n’est pas le temps de travail qui importe mais plutôt l’efficacité. Tant que la mission demandée est réalisée avant la deadline imposée, les horaires sont plutôt flexibles. Malgré tout, Paul Repellin (diplômé CPE Lyon désormais en poste chez jNet France) est mon superviseur, il vit en France et je dois donc tout de même m’adapter au décalage horaire pour prendre le temps de faire un débriefing avec lui sur l’avancement de la veille et les objectifs de la journée.
 

J’ai choisi les Etats-Unis, mais surtout la Silicon Valley, car c’est le cœur des avancées technologiques. Toutes les grandes entreprises comme Apple, Google, Amazon, Samsung etc. s’y sont implantées. Cette région me permet donc d’avoir une expérience professionnelle et un bon bagage pour mon entrée sur le monde du travail. 


J’ai décidé de postuler pour jNet Thingx Corp, en particulier, car c’est une petite entreprise, un ingénieur doit donc s’occuper de plusieurs facettes d’un projet et je tenais à avoir cette fonction multitâche. De plus, faisant ma majeure dans le domaine du Web et des systèmes communicants, les missions que propose cette entreprise collaient parfaitement à mon cursus scolaire.
 
Travailler chez jNet m’a beaucoup apporté sur le plan professionnel. J’ai pu apprendre de nouveaux langages de programmation mais aussi comment appréhender un code préexistant. J’ai aussi amélioré mon anglais tant sur le plan professionnel que personnel. La Silicon Valley est un melting pot de nationalités, cultures mais aussi professions. On y rencontre des personnes des quatre coins du monde avec une histoire différente, une formation différente … ce qui m’a clairement permis d’affiner mon projet professionnel. 
 

MATHIS MAJOREL

STAGE A MONASH UNIVERSITY, AUSTRALIE : 

CHIMIE - GÉNIE DES PROCÉDÉS


Je m’appelle Mathis, je suis actuellement en césure à l’étranger avant de finir ma cinquième et dernière année à CPE Lyon. Je suis en filière Chimie- Génie des Procédés et je me spécialise en polymères et matériaux. 

 
CPE Lyon permet, selon moi, de découvrir et travailler sur tous les domaines de la chimie mais aussi et surtout d’avoir des expériences professionnelles (via l’année de césure notamment) et sociales (via la vie associative au sein de l’école) uniques et divertissantes.
 
Durant cette année de césure, j’effectue deux périodes de 6 mois dans deux entreprises différentes et dans deux pays différents. Cela me permet d’avoir des expériences variées et c’est l’occasion de découvrir deux domaines de la chimie. Je pourrais ainsi affiner ce qui me correspondra davantage pour mon futur travail et pour orienter ma dernière année d’étude.
 
Ma première période de 6 mois en entreprise était chez Henkel, en recherche polyuréthane à Düsseldorf en Allemagne et ma seconde partie de césure se déroule à Monash University en recherche nano-pharmaceutique, à Melbourne en Australie.
 
Mes choix de césure se sont surtout fait en fonction des missions proposées et non en fonction du pays ou de l’entreprise. J’ai donc choisi deux missions en polymères, l’une étant plus orientée formulation polymère matériaux (Henkel) et l’autre plus orientée recherche nano-matériaux (Monash). Il se trouve aussi que mes deux expériences me permettent de voir la différence entre une grosse structure industrielle (Henkel) et un petit laboratoire de recherche (Monash).
 


Chez Henkel, ma mission était d’étudier l’influence de plusieurs paramètres (catalyseur, acidité, pourcentage de fer) sur la réactivité et les propriétés du polyuréthane utilisé dans le secteur automobile pour certaines pièces de voiture. Le polyuréthane sert de résine et permet de mouler la fibre de carbone pour des pare-chocs en fibre de carbone, par exemple.

Ayant plusieurs projets à terminer en 6 mois, c’était à moi de gérer mon temps comme je le voulais ; le plus souvent, j’essayais d’alterner travail en laboratoire et analyses des résultats sur ordinateur. 
Dans mon équipe, il n’y avait pas cette volonté comme en France de ne pas mélanger vie privée et vie professionnelle. Il m’est arrivé plusieurs fois de sortir en dehors de l’entreprise avec mon équipe malgré les grandes différences d’âge. L’ambiance de travail était vraiment top, ça motive toujours plus pour se lever le matin quand tu vas travailler.
 
Chez Monash, ma mission est de synthétiser différents polymères afin de créer des nanoparticules (star polymer) utilisées dans la recherche contre certains cancers. Plus précisément, je travaille sur la synthèse des polymères en étoiles portant différentes fonctions qui donnent certaines propriétés aux nanoparticules. Ces étoiles polymères permettent de transporter les médicaments dans les zones infectées du corps (principalement sur le cancer du foie pour mon projet) mais aussi d’éclairer les zones infectées, lors de certaines analyses.
 En Australie, où la notion de supériorité hiérarchique n’est absolument pas ressentie, dans les labos que tu sois en stage, en doctorat, déjà docteur ou même chef de labo, tout le monde plaisante, s’entraide … Pas de "monsieur" ou "madame" non plus, le prénom est suffisant ! Je me rappelle même que, lors du premier échange de mails avec mon maître de stage, celui-ci m’avait répondu en commençant son mail par "Hey Buddy !" ! 
 


 

De manière générale, dans les pays où je suis allé, je me suis très vite senti à l’aise avec les équipes et même dans mon projet, je n’ai jamais eu de pression ou de personne en permanence derrière mon dos, j’ai été très indépendant dans mes projets. La différence que j’ai notée se situe surtout entre industrie et laboratoire de recherche ; notamment, au niveau des moyens et financement  ; beaucoup plus importants chez Henkel que ce soit au niveau des labos (plus spacieux) que des produits (pas de restriction) ou même des activités proposées par l’entreprise (nombreux avantages matériels).
 
Personnellement, cela m’a permis d’améliorer mon niveau de langue comme je l’espérais, mais aussi de rencontrer beaucoup de gens et de voyager dans de nombreux pays et villes. Être immergé dans un pays ayant une culture différente, bien que très occidentale, est toujours une expérience enrichissante. 
Jamais, en temps normal, je n’aurais pu voyager autant. Pour le moment, j’ai déjà visité 7 pays et plus d’une dizaine de villes. 
 
Moi qui avant la césure voulais absolument effectuer un double diplôme avec une école de commerce et ne pensait aucunement au doctorat, ces expériences m’ont conforté dans mon choix de travailler dans le domaine de la recherche polymère !
 
Professionnellement, c’est une première expérience en entreprise avec mon propre projet à long terme donc mes premières responsabilités. L’avantage d’une expérience professionnelle longue durée, c’est que j’ai pu avoir des missions beaucoup plus concrètes et avec des recherches plus approfondies.
Dans ces deux périodes de césure, j’ai beaucoup appris que ce soit au niveau manipulation ou au niveau des polymères : elles seront un réel atout sur mon CV pour décrocher un futur stage ou travail.
 
En résumé, des rencontres, des projets, des voyages, des expériences inoubliables et une année riche en émotions !
 

ALBANE ROBERT

STAGE A l’Université de Kagoshima, JAPON : 

SCIENCES DU NUMERIQUE

Je m’appelle Albane, j’ai intégré CPE Lyon après la Prépa associée. Je me suis tournée vers notre école pour son ouverture à l’internationale et en tant que fille de diplômé de l’école, CPE Lyon représentait un terrain de confiance pour évoluer. 
J’ai rejoint la filière Sciences du Numérique pour pouvoir accéder à la majeure « Image, Modélisation et Informatique ».
 
Je fais actuellement mon année de césure au sein du laboratoire du professeur Kawasaki de l’Université de Kagoshima au Japon. Ma mission consiste à étudier des techniques de reconstruction 3D pour des scènes dynamiques, à l’aide d’un ensemble de caméras et de projecteurs. Plus concrètement, je dois prendre des photos d’un objet sous plusieurs angles à l’aide d’un dispositif spécial puis traiter ces données afin de reconstruire sa forme virtuelle 3D et l’aspect des matériaux qui le composent. Je ne peux pas dire que j’ai de journée type, car j’ai le privilège de pouvoir gérer mes horaires très facilement. Ainsi, en fonction de l’évolution du projet je passe plus ou moins de temps au laboratoire ou dans les différentes salles d’expérimentation.
 

Une de mes attentes pour cette année de césure était de découvrir un autre pays, une autre langue et une autre culture. Mes deux langues à CPE Lyon étant l’anglais et le japonais, ma recherche s’est naturellement orientée dans un premier temps vers le Japon et les pays anglophones. J’ai choisi cette césure car le sujet m’intéressait et le laboratoire est constitué de plusieurs équipes travaillant sur des projets variés. J’ai pu ainsi avoir un aperçu plus concret des différentes applications de ma formation.
 
Le fonctionnement du laboratoire est très différent de ce que j’ai vécu en entreprise en France. Une grande valeur est attribuée au nombre d’heures passées au travail ainsi il n’est pas rare de partir du laboratoire dans la nuit. Certains de mes collègues restent même sur place toute la nuit, des coins de repos y sont aménagés  ! Je n’ai cependant jamais franchi ce cap de dormir au travail pour pouvoir y passer plus de temps… ! Le travail durant le week-end est également monnaie courante. 
L’autre différence notable est la communication. On l’oublie souvent, mais le fait de parler plusieurs langues n’est pas généralisé partout dans le monde. Peu de mes collègues parlent un anglais courant et une reconfiguration de mon poste de travail en anglais a été nécessaire. De ce fait, certains problèmes prennent plus de temps à être résolus à cause de cette barrière.
 

Cette année spéciale est très enrichissante, elle m’a permis de mieux cerner mon projet personnel et de me confronter à une nouvelle façon de travailler. Je bénéficie également de cours de japonais dispensés gratuitement par l’Université, ce qui m’a permis d’améliorer grandement la compréhension vis à vis du reste du laboratoire. 
 
Je conseillerais ce genre de césure avec beaucoup de précautions. La distance, la langue et les différences culturelles peuvent être plus difficiles à gérer au long terme que ce qu’il n’y parait. A saisir pour les aventuriers aguerris et bien préparés  ! 


 

 

BAPTISTE GALUCHOT

STAGE A ARKEMA, ETATS-UNIS : 

CHIMIE - GENIE DES PROCEDES

 
Après deux ans en classe prépa CPE Lyon, j’ai finalement intégré le cursus ingénieur. Depuis mon entrée en prépa je savais que la filière « Chimie - Génie des procédés » m’intéressait. C’est grâce à mon stage de fin d’année 3 que j’ai compris que je voulais me spécialiser dans le domaine du génie des procédés.
 
J’effectue actuellement mon année de césure chez Arkema à Philadelphie. Je suis en Recherche et Développement dans le département « Fluorochemicals  ». Mon projet principal est le développement de nouveaux réfrigérants par l’étude des propriétés d’inflammabilité de ceux-ci. J’ai également participé à d’autres projets annexes. Arkema est une entreprise de base française, mais le staff est composé de nombreux américains, ce qui amène un management et un fonctionnement « à l’américaine », ce qui est très enrichissant tant au niveau professionnel que personnel.
 
Lors de ma recherche de stage je n’étais, en premier lieu, pas spécialement attiré pas les USA, ce n’est pas un pays dans lequel je souhaitais passer un an et dont la culture m’attirait vraiment. J’étais, pour tout dire, plus intéressé par les pays asiatiques. Finalement après un refus de stage au Japon, j’ai décidé d’ouvrir mes recherches et lors de l’entretien la présentation des missions de la césure a fini de me convaincre, et m’a beaucoup plu. J’ai même finalement eu le choix entre cette offre et une autre au Japon, et j’ai choisi Arkema pour les missions ! Ce qui prouve qu’il faut rester ouvert et ne pas se focaliser sur ses critères. 


 

Personnellement cette expérience m’a apporté beaucoup. Je suis lyonnais et j’ai toujours effectué mes études à Lyon… autant dire que partir un an dans un pays étranger était un vrai défi pour moi. Ainsi, lors de cette année j’ai pu acquérir de la maturité, de l’indépendance et en apprendre beaucoup sur moi. De plus, je vis au quotidien avec cinq colocs américains donc j’apprends également des autres et de leur culture. Cette expérience est la plus enrichissante que j’ai pu faire jusqu’à maintenant et je ne regrette pas mon choix !
 
Professionnellement cette expérience m’a aussi beaucoup apporté. On acquiert des connaissances techniques, mais pas seulement. On apprend à interagir réellement en entreprise que ce soit avec des collègues ou des supérieurs, et à trouver sa place.
 

CAMILLE JUSTEAU

STAGE AU FRAUNHOFER INSTITUTE ALLEMAGNE : 

CHIMIE - GENIE DES PROCEDES

 
 Je suis actuellement en année 5 double cursus à CPE Lyon en filière CGP et en Master Nanoscale Engineering à Centrale Lyon, UCBL et INSA. Depuis mon arrivée à l’école je suis le cursus CGP en prenant soin de saisir les opportunités qui peuvent me différencier professionnellement (je l’espère) des autres cpéens. Je pense qu’à la sortie de l’école on a tous les mêmes outils en poche et qu’il est important de se démarquer. Je suis extrêmement curieuse et c’est bien là le problème car tout m’intéresse ! C’est pour cela que le domaine des nanotechnologies me correspond : je peux accéder à un vaste panel de domaines comme la bio, l’électronique, la médecine, l’énergie et je ne me sens pas coincée sur un seul sujet… Je suis aussi très attirée par les projets de création d’entreprise et de management proposés qui développent des qualités autres que scientifiques et je ne le regrette pas aujourd’hui.
 
Ma césure était atypique car elle a eu lieu au Fraunhofer Institute dans les nanotechnologies pour l’électronique, alors que je suis chimiste ! 
 
 
J’étais responsable de deux projets ; 
- Le développement et l’optimisation de nanogénérateurs à base de nanofils d’oxyde de zinc
- Le développement et l’optimisation de couches inorganiques semi conductrices puis leur intégration dans la construction de LED (Light Emitting Diode).


 

Au quotidien je rédigeais mes propres protocoles, menais les expériences et analyses et en tirais les conclusions en vue d’améliorer les procédés de fabrication ou bien les résultats finaux. Il m’est aussi arrivé, avec mes collègues, de créer de nouveaux équipements d’analyses qui puissent s’adapter à mes échantillons et recréer les conditions d’analyse proches de la réalité. Je devais aussi réfléchir à des applications concrètes pour mes projets puisqu’il faut ensuite trouver des acheteurs. J’ai fini ce stage en rédigeant un article scientifique exposant mon travail sur les LED puisqu’il y eu de bons résultats et j’attends aujourd’hui de savoir si la revue « Sol-gel Chemistry » va accepter de le publier. (ndrl : on l’espère ! )


 

Je n’avais pas de pays cible pour partir en césure, ce qui m’importait c’était le sujet du stage. J’ai toujours fait espagnol en 2ème langue et c’est rarement un pays décrit comme faisant rêver ! En y regardant de plus près, il y a de nombreuses offres pour la filière chimie et dans mon cas pour les nanotechnologies. Je n’ai procédé que par candidatures spontanées et le contact s’est fait facilement, j’ai décroché 3 stages là-bas avant de me décider. Pour ce qui est de la langue, je ne parlais pas un mot d’Allemand, cela fait peur au début. Finalement cela n’a pas été un frein au sein de l’entreprise ni dans mon quotidien. Petite astuce, je faisais l’effort de faire une phrase en Allemand dans les magasins avant de passer à l’anglais, ce qui rend les personnes bien plus sympathiques lorsqu’elles voient que vous avez essayé. (ndrl : c’est noté !)


 

Cette année de césure a été pour moi l’occasion de vraiment vérifier mon projet professionnel et de m’orienter définitivement vers les nanotechnologies pour la suite. J’ai décidé aussi de ne pas continuer dans la recherche universitaire. Le rythme ne me convient pas du tout et j’ai vraiment besoin de l’effervescence d’une entreprise. J’ai aussi appris au cours de cette année à avoir plus confiance en moi professionnellement et à soigner certaines appréhensions par rapport au fait d’aller travailler à l’étranger et de vivre là-bas… finalement ce n’est pas si compliqué ! Je me suis fait aussi beaucoup d’amis, qu’ils soient Erasmus ou Allemands, et ça a été une vraie ouverture culturelle.
 

heloise besson

STAGE Au cear lab d’HAIFA, ISrael : 

SCIENCES DU NUMERIQUE

Après avoir fait les deux ans de classes préparatoires associées j’ai intégré l’école en filière Electronique-Télécommunications-Informatique (ETI) sans difficulté ni relationnelle ni scolaire, et j’ai choisi la majeure « Systèmes embarqués et robotique de service ».
 
Au cours de ma période de césure au « CEAR LAB » (laboratoire de robotique civile, environnementale et agricole du centre technologique israélien « Technion »), ma principale mission est de développer un robot autonome pour l’agriculture de précision. La base mécanique et électronique existe, avec quelques bugs pour agrémenter les tests et le développement, et la partie logicielle est entièrement à faire, sous ROS. ROS, « Robot Operating System », est une base logicielle de robotique fonctionnant sur le principe de l’open source : tous les utilisateurs peuvent contribuer à son développement et à sa documentation, d’où une grande base de donnée d’où il faut discerner ce qui fonctionne et correspond à nos besoins.
 
Je m’occupe aussi de tests et mises en service de nouveaux robots arrivés au laboratoire, et de commandes « express » que nous recevons, ce qui m’amène à utiliser la quasi-totalité des cours suivis à CPE Lyon !
 
Au départ, je ne pensais pas faire de césure, car j’avais hâte de finir mes études et rentrer dans la vie active. Je souhaitais intégrer l’école supérieure technologique israélienne du Technion, et réaliser ma dernière année d’école à l’étranger, dans une université partenaire, afin d’acquérir une expérience internationale scientifique. J’ai appris que les cours qui m’intéressaient étaient donnés en Hébreu, j’ai donc souhaité faire un an de césure en Israël pour être à niveau concernant la langue.
 
Une fois mon choix bien défini et motivé, je n’ai pas eu de difficulté pour intégrer le laboratoire qui m’intéressait. Les démarches administratives ont été plus longues que pour une année de césure en France ou proposée par l’école, et j’ai eu des périodes de stress en attendant la réponse que je ne voyais pas encore arriver … mais finalement, comme lorsqu’on postule pour n’importe quel stage ou poste !
 
Israël est considéré comme la « start-up nation », avec une société très dynamique et possédant une croissance incroyable pour un tel petit pays, sans cesse attaqué par le terrorisme. Par ailleurs, l’école supérieure israélienne du Technion est à la pointe de la technologie, fournissant plus d’une invention utile par an, notamment développées par les étudiants eux-mêmes et fortement encouragées par le système éducatif. L’exemplarité de cette culture dynamique, où l’éducation des enfants et des jeunes reste fermement une priorité quel que soit le contexte, et qui ne se laisse pas abattre dans les difficultés, m’intéressait beaucoup.
 
Au laboratoire, nous pourrions parler uniquement anglais, mais je profite de mon travail avec des israéliens pour pratiquer l’Hébreu. La politique internationale du Technion incite cependant les professeurs à donner leur cours en anglais à partir du moment où un étudiant qui parle mieux anglais qu’hébreu en fait la demande. La langue n’est donc pas une barrière au quotidien, mais comme dans tout pays, c’est un plus pour rencontrer l’autre, sa culture, son histoire. Par ailleurs, Israël accueille de nombreux immigrants chaque année, et il est très facile à la fois de parler anglais ou français au quotidien, et d’apprendre l’Hébreu par des cours, des programmes, ou simplement en rencontrant ses voisins.
 
Cette année de césure me permet de travailler sur des robots de dernières technologies (l’un des robots sur lesquels je travaille n’existe qu’en six exemplaires à travers le monde aujourd’hui), avec des responsabilités et une autonomie très appréciables. Je gère moi-même mon emploi du temps et fixe les objectifs hebdomadaires et mensuels pour les projets, qui sont a posteriori validés par mon tuteur.
 
Par ailleurs, les projets du laboratoire sont généralement de vrais défis technologiques qui éveillent à la recherche et à l’entrepreneuriat. Par exemple, sauriez-vous construire un robot mobile disposant de roues pouvant atteindre 30 cm de haut et pouvant passer par des ouvertures de 5 cm de haut ? Ce fut le sujet de l’une de mes premières réunions de laboratoires, en Hébreu à ma demande, et les ingénieurs israéliens ne semblaient absolument pas perturbés par un tel cahier des charges  !
 
Enfin, je participe à des conférences et séminaires donnés à Haifa, rencontrant des ingénieurs et doctorants du monde entier, ce qui me permet de me construire un réseau professionnel international et de me tenir informée des dernières découvertes et avancées technologiques. En outre, le Technion possède un grand réseau d’étudiants et anciens étudiants dans des disciplines très diverses et complémentaires, toujours prêts à conseiller dans leurs domaines d’expertise. 
 
A l’heure où mondialisation et repli identitaire se font face, je crois qu’il est indispensable d’avoir une expérience réelle d’intégration pour travailler dans une équipe internationale, ce qui est de plus en plus le cas aujourd’hui. Cela peut se faire par l’année de césure ou l’échange universitaire en cinquième année d’études.
 
Il est clair qu’il sera difficile de reprendre des cours avec partiels après un an de travail autonome et responsable, pendant lequel je fixe mon emploi du temps comme mes objectifs personnels. Je crois aussi que l’année de césure permet d’intégrer le dernier semestre d’études avec davantage de maturité et d’expérience, indispensables pour se démarquer sur le marché du travail.
 

baptiste sichere

STAGE a l’universite de sherbrooke : 

SCIENCES DU NUMERIQUE

J’ai intégré les classes préparatoires associées de CPE Lyon pour finalement être admis dans la filière ETI (Électronique - Télécommunications - Informatique). Je me suis tourné vers la spécialisation en Réseaux et Télécommunications. 
L’Université de Sherbrooke à Quebec fait beaucoup de recherche dans le domaine du photovoltaïque concentré. Des cellules sont créées en salle blanche puis testées pour en connaître les performances. Je m’occupe de ces appareils de caractérisation pour ces cellules pour les rendre plus efficaces et fiables. 
Trouver une césure n’est pas forcément simple. Il y avait peu d’offres dans mon domaine et j’ai dû voir un peu plus large pour trouver. Il ne faut pas désespérer, j’ai moi-même trouvé ma césure assez tard (vers le mois de mai/juin dernier) !
 
J’avais fait dans le passé un job d’été aux USA et j’ai vraiment adoré mon expérience là-bas. J’ai voulu retourner en Amérique du nord pour retrouver ces conditions de travail mais aussi la mentalité qui m’avait plu. Je n’ai pas besoin de parler anglais au quotidien car Sherbrooke ce situe dans le Québec mais j’en ai besoin au travail ou lors de certaines rencontre car au Canada, il y a beaucoup d’anglophones. 
 
Cela permet de découvrir d’autre façon de fonctionner, de réfléchir mais aussi de travailler. Il est facile de rester enfermé dans la mentalité française, la façon de faire française, etc... Cette expérience permet de s’ouvrir à d’autres modes de fonctionnement. C’est très bénéfique à la fois de façon personnelle mais aussi professionnelle. On peut ainsi appliquer les connaissances acquises à CPE Lyon et apprendre à travailler dans des projets longs dans lesquels on peut réellement s’impliquer. Cela permet de s’ouvrir au monde et de grandir en tant que personne. 
Par ailleurs, l’Université de Sherbrooke fait de la recherche et je peux ainsi découvrir ce monde, très différent de ce que j’ai pu connaitre jusqu’à présent. Je côtoie des gens très compétents, avec qui je peux échanger et ainsi découvrir et apprendre beaucoup sur des domaines très précis. Le petit plus est aussi sur le CV : que l’on envisage une carrière internationale ou pas, cela ne passe pas inaperçu et c’est une chance que CPE Lyon nous offre cette opportunité
 
C’est une possibilité qui n’arrive qu’une seule fois dans notre vie et je pense qu’il ne faut pas se priver de cette expérience. Il ne faut pas limiter son choix en fonction des pays, sous peine de rater des très bonnes opportunités ! 
Il est vrai qu’on est coupé du système scolaire et que la reprise peut-être rude, mais au contraire, je trouve que cela motive. En effet, cette expérience que l’on vit nous montre la vie que l’on peut avoir après l’obtention du diplôme et cela encourage à finir la dernière année. Cela m’a donné une meilleure vision de la finalité de mon diplôme !
 
 

ELODIE VONDERLEU

STAGE CHEZ SARTOMER, USA : CHIMIE - GENIE DES PROCEDES


CPE Lyon était dans le top 3 des écoles dans lesquelles je voulais aller, car je savais qu’elle proposait la majeure Génie des Procédés, qui m’intéressait déjà avant même d’avoir mis les pieds dans l’école.


 

J’effectue actuellement mon année de césure chez Sartomer à Exton, à 50km à l’ouest de Philadelphie. Sartomer fait partie du groupe Arkema et est spécialisé dans la production de monomères et d’oligomères de spécialités. Je travaille pour le département « Process Technology ». 
Depuis le début de ma césure, j’ai œuvré sur un grand nombre de projets différents. En règle générale, je contribue à environ 4 ou 5 projets qui s’inscrivent dans l’amélioration des procédés de Sartomer, d’un point de vue économique mais aussi dans l’amélioration continue de la qualité des produits (en accord avec la demande des clients). C’est vraiment très intéressant d’être dans une filiale de taille moyenne car je peux participer au développement d’un projet à toutes les échelles : j’effectue des recherches de brevets, des essais à l’échelle du laboratoire, puis traite des données sur Excel et Aspen. Je suis partie déjà deux fois en déplacement pour suivre des essais sur pilote. 


 J’ai aussi mon propre projet pour l’usine que nous avons en France. Cela me permet de voir différentes facettes de l’avancée de la gestion d’un projet : je travaille à la fois sur l’aspect technique et production mais aussi sur l’aspect Marketing et financier. A l’occasion de ce projet, j’ai eu la chance de visiter, seule, l’usine implantée en France et de rencontrer les ingénieurs et managers sur ce site de production. Une belle opportunité !
 
Je ne peux pas dire que trouver un stage de césure ait été une étape difficile : je n’ai passé qu’un seul entretien pour lequel j’ai été prise. L’offre de césure m’intéressait beaucoup et j’ai eu la chance d’être prise. Les USA m’attiraient énormément. Les possibilités de voyages et découvertes y sont infinies ! Quand j’ai su que j’étais prise, je me suis dit que j’avais gagné le jackpot : destination rêvée et poste hyper intéressant ! 
 
Il faut être capable de parler anglais couramment. Etant la seule stagiaire étrangère à Exton, je ne peux parler qu’anglais toute la journée, ce qui génial pour l’amélioration de la langue même si c’est aussi parfois contraignant. 
 
Cette année de stage a été extrêmement enrichissante sur plusieurs plans.
Au niveau professionnel, elle permet de découvrir le monde de l’entreprise et les différentes relations entre les employés (bien que, selon moi, propre à l’entreprise et au pays dans lequel on travaille), d’une façon bien plus poussée qu’avec un stage de quelques mois seulement. Elle permet aussi d’acquérir des nouvelles compétences, car il y a une différence entre ce que l’on apprend en cours et sur le terrain. Le projet professionnel se concrétise réellement.
Au niveau personnel, cette année m’a permis l’ouverture sur une culture différente, un nouveau mode de vie, et des rencontres. On apprend à changer ses petites habitudes, à vivre avec des personnes différentes, à affronter certains problèmes que l’on aurait jamais eu en France. On grandit et on s’enrichit  ! J’ai rencontré des personnes très accueillantes et prêtes à n’importe quoi pour m’aider dès que j‘ai le moindre petit problème. La position de stagiaire aux Etats-Unis offre le bonus de pouvoir beaucoup voyager et d’être tout le temps dépaysé. 

ANTHONY BLANC

STAGE chez bmw, ALL : 

SCIENCES DU NUMERIQUE

Je suis passé par les classes préparatoires associées de CPE Lyon pour finalement y entrer en 2012 en ETI – Electronique - Télécommunications – Informatique. J’ai choisi année 4 la majeure robotique.
 
Je suis actuellement en stage à Munich en Allemagne. Je travaille pour BMW M, la branche sportive de BMW qui réalise les voitures M (M3, M4, M5, M6, X5 M, X6 M). Elles ont un plus puissant moteur que les séries classiques. Mon département s’occupe de tout ce qui est relatif au moteur et le bureau dans lequel je suis s’occupe plus particulièrement des cartes moteurs. Mes collègues réalisent des fonctions pour ces cartes avec l’incontournable Matlab.


 
J’ai eu beaucoup de chance dans ma recherche de césure. J’avais un niveau d’Allemand assez correct. J’ai donc pu postuler aux offres germanophones de BMW proposées par le bureau des stages de l’école. Bien que très intéressante, le nombre de postulants à cette offre était limité par la nécessité de parler allemand.
 
Je voulais perfectionner mon allemand tout en continuant à améliorer mon anglais. Au quotidien, je travaille et je vis en allemand. Mon niveau est loin de celui d’un natif mais je comprends et arrive à me faire comprendre. Personne ne demande plus et l’accent français fait toujours son effet. Tous les étrangers ne font pas forcément l’effort d’apprendre l’allemand. Je connais des personnes qui parlent uniquement anglais et qui vivent normalement à Munich. Travailler en allemand reste une spécificité de BMW, mais l’anglais reste tout de même omniprésent. La majorité de mes connaissances n’est pas allemande et on préfère l’anglais qui est plus souple et plus simple pour communiquer.
 
Ce stage d’un an est une occasion d’essayer un domaine et de se conforter à ses choix professionnels. Mais avant tout, c’est une expérience humaine. Le stagiaire doit se faire une place dans l’entreprise mais aussi des connaissances durables. C’est véritablement une expérience d’adaptation. On en ressort plus mature et l’esprit plus ouvert. 
 
Je pense que la césure est notre dernière chance de voyager et de découvrir un pays avant de "vraiment travailler". On dispose d’un salaire mais l’on reste tout de même étudiant, avec les avantages que cela présente. Cette année est vraiment l’occasion de voyager et de s’immerger dans une autre culture, de participer à des événements mondiaux comme la fête de la bière par exemple ! On peut penser qu’il y a des destinations plus exotiques que l’Allemagne. A Munich, on compte plus de 20% d’étrangers. De quoi découvrir de nouveaux horizons…
 

COLINE MONNARD

STAGE CHEZ ALTUGLAS, USA : CHIMIE - GENIE DES PROCEDES

J’ai débuté le cursus CPE Lyon par 2 ans de « Classes préparatoires associées », puis ai été admise à l’école en filière Chimie - Génie des Procédés. 


 

Mon année de césure se déroule chez Altuglas - filiale d’Arkema - à Philadelphie. J’y travaille en tant que stagiaire en Process Technology. Mon projet principal consiste à développer un nouveau matériau polymère destiné au marché de l’automobile (phares à LED) à haute résistance thermique et qualités optiques.
J’ai pu contribuer au projet à tous les niveaux du développement  : sur les essais en labo, l’installation pilote et également sur la prévision du passage à l’échelle industrielle. Cela me permet d’être en contact aussi bien avec les opérateurs que les chimistes ou les managers.
Hormis ce projet à long terme, une grande partie de mon temps est occupé par des tâches à court terme. Ce sont majoritairement les ingénieurs du département qui font appel à moi lorsqu’ils ont besoin d’aide sur un projet. Je ne fais donc pas que du procédé mais aussi beaucoup de travail en labo (polymère et analytique), d’organisation de données Excel et de rédaction de rapports scientifiques. Cela a le mérite de rendre mon stage plus diversifié  !
 
Il faut parler anglais, mais pas forcément parfaitement ! Malgré un accent à coucher dehors j’arrive (presque) toujours à me faire comprendre. Les américains ont l’habitude des accents étrangers et aiment tout particulièrement l’accent français, ce qui ne m’incite d’ailleurs pas vraiment à faire des efforts. 
 
J’ai eu la chance d’être sélectionnée au premier stage pour lequel j’ai postulé donc je ne peux pas dire que trouver un stage a été difficile. Cependant, la démarche a été longue : je n’ai eu de réponse finale qu’au bout d’environ 2 mois et 3 entretiens
 
Je ne tenais pas à faire ma césure aux USA à tout prix - d’ailleurs j’appréhendais un peu la distance - mais l’offre de stage me plaisait vraiment (et le salaire aussi pour être honnête !). 
 
Cette année a été bénéfique à tous points de vue. Au niveau professionnel, elle apporte évidemment des connaissances techniques pour ceux qui ont la chance d’avoir un stage intéressant. Mais au-delà de ça, elle permet de découvrir la vie en entreprise : comment s’organiser, se comporter, interagir avec ses collègues et ses supérieurs. Ces expériences qu’aucun cours théorique ne peut nous apprendre avant de se lancer pour de bon dans la vie professionnelle. 
Je pense que vivre à l’étranger pendant un an est également très enrichissant sur le plan personnel. Je ne m’ennuie pas une seconde : aux Etats-Unis, du moins à Philadelphie, il y a toujours quelque chose à faire. Avec New York et Washington à 2 heures de route et beaucoup de grandes villes accessibles rapidement en avion, je passe beaucoup de temps à voyager. Il est également très facile de faire des rencontres car les américains sont de nature très accueillante, et d’autant plus avec les français. 
Le seul inconvénient de cette année, c’est qu’elle passe trop vite !
 

ETIENNE POT

STAGE a Kyushu University, japon : 

SCIENCES DU NUMERIQUE



 


 


J’ai suivi le cursus de la prépa intégrée CPE Lyon puis j’ai ensuite intégré l’Ecole en spécialité robotique. Pour mon stage de césure, je
me trouve actuellement à Kyushu University à Fukuoka, Japon.


Je suis chargé de concevoir un système de re-identification d’humain. Le principe est de reconnaître une personne détectée à l’aide de caméras CCTV (closed-circuit television) si cette dernière est déjà passée devant la caméra auparavant. Le système est donc capable, en théorie, de traquer des humains dans un environnement possédant plusieurs caméras. Les applications sont principalement utilisées dans le domaine de la sécurité.


Le challenge pour moi est de pouvoir effectuer une reconnaissance avec une image généralement bruitée, et de trop faible résolution, pour pouvoir effectuer une reconnaissance faciale de manière classique.


La plupart des membres de mon laboratoire parlent anglais, et tous les comptes-rendus que nous devons présenter sont également en anglais. Après six mois, mon niveau de japonais reste trop basique pour communiquer réellement avec des japonais. 


Je ne sais pas si je conseillerais la césure à tout le monde, cela dépend foncièrement des gens. Ceux-ci savent généralement s’ils veulent partir travailler une année à l’étranger !




Pour moi cette expérience est bénéfique principalement de deux façons : tout d’abord c’est l’occasion de découvrir un nouveau pays
et une nouvelle culture.
Ensuite cela me permet aussi d’apprendre un grand nombre de nouveaux concepts pas forcément étudiés à l’Ecole grâce au contenu riche de mon stage. Néanmoins, il est probable que j’aie besoin d’un temps d’adaptation à la rentrée !


Margaux guichard

STAGE chez syngenta, UK : CHIMIE - GENIE DES PROCEDES


J’ai intégré la filière Chimie - Génie des Procédés après deux années de Classes Prépas CPE Lyon. Le semestre précédent mon départ en césure, j’ai suivi le module optionnel « Formulation, application à la cosmétologie » et effectué mon Projet Scientifique dans le domaine de la formulation des bitumes, au sein du Centre de Recherche Total de Solaize.


Depuis juillet 2014, je suis en stage de césure au sein du département « Formulation Development » du Centre International de Recherche de Syngenta, un des leaders mondiaux des semences et de la protection des cultures. Mon projet consiste à formuler deux molécules aux propriétés fongicides en une suspension qui sera diluée avant application par l’agriculteur sur sa culture. Ce projet est selon moi l’un des plus intéressants du département car il met en jeu une nouvelle technologie que Syngenta espère breveter dans un futur proche, et qui représente des enjeux de tout premier plan en termes de formulation. Mon stage est très varié : j’effectue d’une part un travail classique de formulation, c’est-à-dire que je recherche les meilleurs surfactants et les concentrations qui vont optimiser la stabilité de ma formulation, sa facilité d’application ainsi que sa bioefficacité, et je travaille également beaucoup sur l’optimisation du procédé de formulation, travail qui me permet d’appliquer mes connaissances en Génie des Procédés et en Cristallisation. De plus, j’apprécie l’autonomie qui m’est donnée, tant pour conduire mes expériences au laboratoire que pour analyser mes résultats d’essais et rédiger mes propres conclusions.



Je recherchais une césure dans un pays anglophone : Etats-Unis, Canada, Australie, Angleterre… et l’offre de Syngenta a été la première à paraître en formulation. J’ai lu scrupuleusement le descriptif de l’offre et les fiches de stage des anciens élèves qui y avaient fait leur césure. La mission proposée ainsi que le cadre de travail et de vie correspondaient tout à fait à mes attentes ! Le site de Jealott’s Hill où je travaille est situé à 25 minutes de l’aéroport d’Heathrow Londres, ce qui s’est avéré permettre un bon compromis entre expérience à l’étranger et possibilité de rentrer en France ou de recevoir facilement la visite de mes proches.


Je n’ai pas eu de difficulté à trouver cette césure. Cette offre nous avait été transmise par le Service des Stages Internationaux de l’école et il s’agissait de ma première candidature. Je m’étais bien préparée aux entretiens avec les responsables de Syngenta et j’ai su dès la Toussaint que j’étais retenue. Je conseille aux étudiants de se renseigner, dès la fin de l’année 3 ou en tout début d’année 4, auprès des professeurs et des anciens élèves sur les différents types et domaines de stage possibles. Le stage de pré-rentrée organisé dans ce but m’a personnellement permis d’arrêter mon choix sur la formulation et de cibler les entreprises qui m’intéressaient. Les premières offres arrivent très tôt en année 4 et mieux vaut ne pas risquer d’en laisser passer.


Tous les anglais que je rencontre trouvent que nous parlons extrêmement bien anglais. Il faut dire que chez eux l’apprentissage d’une langue étrangère est bien moins poussé donc notre niveau les impressionne ! Au travail, ils se montrent tous patients en cas d’incompréhension. Dans la vie personnelle, il est vrai que c’est un peu plus dur au début de comprendre les conversations des autres étudiants, qui parlent vite, familièrement, le tout dans un pub bruyant ! Mais nos moments d’incompréhension, et bien sûr notre accent, font notre charme ! Si vous maitrisez bien l’anglais, tant mieux, il sera plus facile pour vous de vous démarquer en entretiens, et dans le cas contraire, vous allez faire des progrès encore plus rapidement !



Cette expérience est vraiment enrichissante. J’ai acquis en premier lieu des connaissances en formulation des suspensions et émulsions et en savoir général sur les produits phytosanitaires. J’ai également gagné en autonomie, organisation et bien sûr j’ai perfectionné mon anglais. J’ai été au cœur d’une entreprise favorisant la diversité culturelle et j’ai rencontré des personnes très bienveillantes à mon égard. Avec la dizaine d’étudiants anglais et étrangers, nous avons tissé des liens très forts et passé des moments inoubliables. L’alliance de tout cela m’a vraiment confortée dans mes projets professionnel et personnel, ce qui est rassurant et motivant pour la suite !


Outre l’avantage important sur un CV, c’est une année qui permet vraiment de faire le point sur l’orientation professionnelle que l’on souhaite prendre, le type de travail mais aussi le rythme de vie. Après une année 3 et un premier semestre d’année 4 à CPE Lyon assez intensifs, j’ai apprécié, durant mon année de césure, le fait de rentrer chez moi après le travail et de n’avoir aucun devoir, de pouvoir faire du sport, retrouver des amis, réaliser de nouveaux objectifs personnels… Je me sens parfaitement d’attaque pour effectuer ma dernière année d’école, d’autant plus que les six mois de cours restants sont dans le domaine de spécialité de mon choix, la formulation, avant d’effectuer les six derniers mois de Projet de Fin d’Etude.

CLEMENT CHAGNAUD

STAGE AU scientific computing and imaging institute, USA : 

SCIENCES DU NUMERIQUE



 


J’ai d’abord suivi deux ans à la prépa intégrée de CPE Lyon, pour ensuite intégrer la filière ETI. J’ai choisi en année 4 la majeure Image, Modélisation et Informatique fraîchement mise en place.


Au Scientific Computing and Imaging Institute (le SCI pour les intimes)de Salt Lake City, j’occupe un poste d’assistant de recherche. J’ai pourtant mon propre projet qui s’inscrit en tant qu’extension d’une étude en cours de publication. Dans le cadre du projet IBIS (Infant Brain Imaging Study) créé par l’ACE (Autism Center of Excellence), le SCI a été “mandaté” pour réaliser une étude sur le corps calleux (partie liant les deux hémisphères) lors de la croissance du cerveau chez le nourrisson. Mon maître de stage mène, entre autres, cette étude avec de nombreux chercheurs qui souhaitent mettre en évidence d’éventuelles anomalies dans la forme du corps calleux lors de sa croissance chez des nourrissons à hauts risques de contracter l’autisme par la suite. Cette étude est maintenant achevée et sa publication est en cours de rédaction.L’étude se poursuit actuellement et je travaille sur cette extension qui concerne notamment les fibres neuronales qui traversent ce corps calleux. Je suis chargé de créer un software (logiciel) permettant de mettre en évidence les fibres qui traversent le corps calleux en fonction de la région du corps calleux qu’elles traversent. Il s’agit également de définir les zones du cerveau qu’elles relient pour en tirer des conclusions quant à l’influence des anomalies détectées précédemment sur l’implantation des fibres lors de la croissance du cerveau chez le nourrisson.


Mon principal contact professionnel n’est pas mon maitre de stage, mais mon manager, qui est un ancien de CPE Lyon avec lequel je communique donc en français. Néanmoins les quelques réunions avec mon maitre de stage se font en anglais. Je suis en collocation avec deux américains avec qui il faut bien communiquer en anglais, et même si on est pas expert on apprend vite ! 


Il n’a pas été très difficile d’intégrer le SCI puisqu’un partenariat existe entre eux et l’école, c’est un stage qui est proposé chaque année aux étudiants d’année 4 depuis quelques temps déjà, et qui s’adresse aux ETI intéressés par l’imagerie. J’ai donc postulé via CPE, et j’ai été pris.


On connait les Etats-Unis surtout via ses célèbres villes telles que New-York, Los Angeles ou Miami mais on oublie que c’est avant tout un pays immense, traversé par énormément de grands espaces et de paysages différents à découvrir et c’est ça qui m’a attiré avant tout. L’Utah est souvent (et à juste titre) associé aux Mormons ou, très exactement, à l’Église de Jésus Christ des Saints des Derniers Jours. Il est vrai que Salt Lake City est le fief de cette confession et on peut y admirer le Temple qui trône au milieu du centre ville, cependant les pratiquants savent se faire discrets et ne se distinguent pas du reste de la population. Mais ce n’est qu’une facette de l’Utah, en effet cet état possède bien d’autres atouts tels que ses montagnes qui entourent Salt Lake City et qui offrent une dizaine de stations de ski à moins d’une heure du centre ville et où la neige y est vraiment bonne, d’ailleurs “the greatest snow on earth” est l’un des slogans de l’état (rien que ça !). Mais l’Utah c’est aussi pas moins de 5 parc nationaux facilement accessibles tous aussi splendides les uns que les autres et qui nous rappellent un certain nombre de films américains. L’Utah c’est le neck plus ultra des USA pour s’évader !



Ici mon mode de vie n’est pas du tout le même qu’en France et c’est aussi déroutant qu’intéressant car il faut s’adapter, explorer de nouvelles choses et découvrir une nouvelle culture. De plus, mes capacités de communication en anglais se sont considérablement améliorées depuis que je suis ici et j’ai pu faire énormément d’activités que j’aurais jamais pu faire à Lyon. Cette expérience est plus que bénéfique, elle est enrichissante humainement. Elle favorise l’ouverture et le partage avec les locaux mais elle permet également d’appréhender une vision du monde différente.


Professionnellement, j’ai compris que la recherche n’était pas un secteur pour moi ! Et oui c’est également à ça que sert une année de césure, elle permet de savoir ce que l’on aime et ce que l’on n’aime pas. Pour ma part, même si le domaine dans lequel j’évolue m’intéresse énormément, le mode de travail du chercheur ne me convient pas vraiment.
En bref, je conseille fortement de faire une césure, peu importe la destination, c’est avant tout une aventure inédite qui permet de se construire humainement et professionnellement au travers des différentes rencontres et expériences qui occupent cette année. Est-ce que c’est difficile de ne pas avoir ni cours ni partiels pendant un an ? Étonnamment ce n’est pas ce qu’il me manque le plus, non. Est-ce que ça va être dur de reprendre ? Je vous dirais ça quand j’aurais repris !

ETIENNE GUILBEAU

STAGE chez botanica natural products, afrique du sud : chimie - genie des procedes



C’est après deux ans de prépa à Nantes que j’ai intégré CPE Lyon et découvert la ville de Lyon. D’abord attiré par la biochimie, j’ai découvert peu à peu le domaine de la formulation, qui m’était jusqu’alors complètement inconnu. C’est ainsi que j’ai orienté mes recherches de stage, vers la formulation pharmaceutique ou cosmétique.



A cause de quelques crédits de retard en début d’année 4, je n’ai pas pu postuler aux offres de début d’année. Malgré ce que l’on aurait pu penser, mon cas n’en était pas pour autant désespéré. Un stage d’un an n’est pas à prendre à la légère : apprécier son sujet de stage est un élément clé  ! Je n’ai donc pas postulé à toutes les offres qui se sont présentées à moi, juste pour « trouver un stage ».
Ces recherches ont duré pendant de longs mois (je n’ai décroché ma césure qu’en juin), cela a parfois été difficile et j’ai déjà eu envie de renoncer, mais je n’ai jamais abandonné. J’ai fait beaucoup de candidatures spontanées, sans résultat probant. C’est par un contact de contact (de contact…) que j’ai décroché cet entretien pour Botanica Natural Products, qui était à la recherche d’un chimiste. C’était donc plutôt un coup de chance ou un joli concours de circonstances - juste le bon timing ! Ce n’est pas moi qui ai choisi l’Afrique du Sud, mais plutôt l’Afrique du Sud qui est venue à moi… C’est un pays magnifique et vraiment diversifié, d’un point de vue culturel et géographique. Une riche histoire qui ne fait que donner du relief à ses paysages déjà superbes…

Cette entreprise est peu connue en France et pour cause : elle a été créée il y a seulement quelques années. C’est une petite boîte en pleine expansion, qui extrait le gel d’une plante sud-africaine ayant des bienfaits 100% naturels (propriétés hydratantes, cicatrisantes, apaisantes et bactéricides, entre autres) pour des usages cosmétiques et dermocosmétiques.


Travailler dans une si petite entreprise basée sur l’entrepreneuriat social est bien plus qu’un avantage : non seulement on me considère comme un salarié à part entière et non comme un stagiaire, mais en plus on me donne de nombreuses responsabilités et de nombreuses tâches diversifiées. C’est pourquoi je ne fais pas uniquement du travail de formulation et recherche et développement sur le produit, mais aussi un peu de marketing, de relations clients, de management, de la com’, et j’en passe… Le fait de ne jamais travailler sur la même chose tous les jours et de voir l’entreprise évoluer si rapidement est ce qu’il me fallait : la routine, très peu pour moi ! Si je devais résumer mon stage aujourd’hui, je dirais que c’est avant tout des rencontres. Je fais partie d’une équipe de travail absolument formidable. Tous les matins cela me fait plaisir d’aller au travail car je sais que j’y trouverai une bonne ambiance et de bons moments partagés

L’anglais est indispensable, au travail bien sûr, mais aussi pendant mon temps libre puisque je vis avec d’autres étudiants étrangers (anglais, australiens, allemands, sud-africains, américains, suisses, chinois, hollandais, français…). Avec un mélange culturel aussi important, on ne s’ennuie pas, surtout quand on vit en pleine brousse, dans une réserve, à côté des girafes ou des impalas ! Avec un anglais plus que moyen au départ, j’étais un peu intimidé par cet obstacle de taille, mais il faut franchir le pas.



La césure est et sera pour moi une aventure exceptionnelle, tant au point de vue professionnel – cela permet de prendre un an pour réfléchir à ce que l’on veut vraiment faire, et voir si la voie sur laquelle on compte s’orienter est la bonne ou non – que personnel – beaucoup de merveilleuses rencontres et d’enrichissement culturel !


Je m’estime vraiment chanceux d’avoir l’opportunité de faire ce stage d’un an, particulièrement dans ce cadre si particulier. Une expérience qui fait mûrir et remplit la tête de bons souvenirs… En bref, une parenthèse africaine…


ALP ERGEN

PROGRAMME ARFITEC



 


Après mes deux années de prépa intégrée à CPE Lyon, mon parcours à l’international a débuté très rapidement par un stage d’expérience à Shanghaï, suivi d’un stage d’exécution à Istanbul et enfin une année de césure à Los Angeles entre mon année 4 et ma dernière année d’étude. Je souhaitais surtout partager avec vous mon expérience dans le cadre de mon année 5.


J’ai eu l’opportunité de réaliser mon séjour d’étude dans la Faculté d’Ingénieur de l’Université de Buenos Aires (FIUBA), située dans la capitale Fédérale de l’Argentine. Il s’agit d’un semestre d’échange qui m’a permis de suivre des cours avec les étudiants de l’université, grâce au programme ARFITEC. Le but premier de cet échange était de me spécialiser en génie biomédical et d’améliorer ma pratique de l’espagnol.


Il n’a pas été difficile de faire partie du programme ARFITEC avec l’aide de CPE Lyon, et l’université FIUBA accueille chaque semestre plus de 150 étudiants venant du monde entier et majoritairement des étudiants européens et sud-américains. La procédure a été très simple : remplir la fiche d’inscription au programme puis envoyer les documents nécessaires au responsable des Relations Internationales… et attendre la validation du dossier !


C’est un bilan très positif que je fais de mon séjour à Buenos Aires et j’en garde de très bons souvenirs. Cet échange à l’étranger a été pour moi une expérience plus que bénéfique tant sur le plan personnel que professionnel. Cela, tout d’abord, m’a permis de me spécialiser dans un domaine d’étude que CPE Lyon ne propose pas : le biomédical. Cette formation à l’étranger m’ouvre ainsi plus de portes du point de vue professionnel. C’est une très belle expérience humaine à vivre une fois dans sa vie. Les nombreuses rencontres à l’étranger m’ont permis d’apprendre énormément des autres mais également de moi-même. De plus, mon niveau d’espagnol a bien évolué, cet échange m’a permis de pratiquer la langue partout et sans trop de difficulté !


Je suis un grand curieux de l’Amérique latine et mon envie de me spécialiser dans le domaine du biomédical ont été mes motivations principales pour mener à bien ce projet. Mon intégration a été très rapide car j’ai assisté dès mon arrivée à des cours intensifs de langue espagnole pendant deux semaines. Cela m’a permis de communiquer rapidement avec mon entourage et mes professeurs. Je garde aussi un très bon souvenir de mon logement où nous vivions à environ 40 colocataires de 15 nationalités différentes ! L’ambiance était agréable et cela a été très enrichissant pour la découverte de la culture sud-américaine mais aussi du monde entier.

LUCIE LE PETIT

stage chez unilever, pays-bas : CHIMIE - GENIE DES PROCEDES


Je suis arrivée à CPE Lyon après un DUT Chimie. Je savais que je voulais me spécialiser soit en sciences du vivant soit en formulation, donc j’ai essayé ces deux modules en année 4, ce qui m’a permis de m’orienter vers la formulation.
Au sein d’Unilever (R&D), je travaille sur le nouveau gel pour machine lave-vaisselle de la marque SUN. Il n’existe pas de journée type. Mon travail et mes tâches avancent au fil de l’avancée du projet en lui-même. J’ai eu plusieurs petits projets en fonction des difficultés qu’ils rencontraient dans le projet, mais je ne peux pas en dire plus, c’est confidentiel !



Les horaires sont très flexibles, on me fait confiance, l’important est que j’effectue mes 40h par semaine, après je peux commencer à 7h comme à 9h. Aussi, quand quelqu’un a besoin d’aide au sein du projet, le planning de la journée peut complètement changer. C’est très appréciable de ne pas avoir de journée type, pas de place pour la routine


Trouver un stage m’a semblé difficile car je m’étais focalisée sur les industries de formulation cosmétique, mais n’ayant pas trouvé par moi-même j’ai décidé de postuler aux offres que proposaient l’école. En passant par CPE Lyon, c’est beaucoup moins compliqué.



J’ai choisi de venir ici pour l’entreprise, Unilever, qui jouit d’une renommée mondiale. J’ai basé mes recherches sur les entreprises et les stages qu’elles proposent, plutôt que par pays. Les hollandais parlent parfaitement bien anglais, les jeunes comme les plus âgés, donc il n’est absolument pas nécessaire d’apprendre le hollandais. Au sein de l’entreprise, il y a beaucoup d’étrangers donc la langue de travail est l’anglais.



Mon anglais n’étant pas très bon à la base, cela m’a d’abord permis de pratiquer la langue au quotidien et de m’améliorer. J’ai aussi rencontré beaucoup de stagiaires de pleins de cultures différentes, ce qui nous a permis de partager énormément. C’était très enrichissant.


Professionnellement, les stagiaires sont vraiment considérés comme des employés à part entière, donc j’ai pu avoir une vraie vision du monde de l’entreprise avec ses avantages et ses inconvénients. Mon projet professionnel s’affine et je n’exclue plus de partir travailler à l’étranger plus tard.

OLIVIER & AUDREY COLLE

Diplomés cpe lyon, DEPUIS 15 ANS CHEZ MICROSOFT


Audrey Colle :
Olivier et moi nous sommes connus en Math Sup intégrée à CPE en 1993. Nous avons fait ensemble la section Electronique et sommes partis en année d’échange en 97 à Oregon State University avec le système d’échange des facultés catholiques. Après une excellente année, nous sommes revenus présenter notre diplôme en 1998 et sommes repartis pour compléter un Master of Sciences en Electrical and Computer Engineering avec un minor en computer sciences à Oregon State University que nous avons obtenu l’été 99.
CPE Lyon propose un programme complet avec l’électronique (notamment l’apprentissage du hardware et de la programmation des micro-processeurs), l’informatique, les mathématiques appliquées et les études et présentations de projets nous ont amené une base de connaissances solide. CPE nous a également permis de développer nos compétences de leadership et de management grâce à la Junior Entreprise dont Olivier était le président et moi la trésorière.

Après avoir travaillé pour l’université 4 mois, nous avons trouvé immédiatement tous les deux un emploi à Microsoft Seattle en tant qu’ingénieurs informaticiens. Notre visa nous permettait de travailler 18 mois et Microsoft a tout de suite lancé la procédure de visa H1 et ensuite de carte verte que nous possédons depuis 10 ans.



Nous sommes tous les deux en Recherche & Développement. Audrey dirige une équipe d’une vingtaine d’ingénieurs qui développe des applications d’analyse de Big Data sur la plate-forme Azure pour Bing Advertising. Olivier dirige une équipe de cinquante personnes qui développe un nouveau produit client (Project Siena) dans Microsoft Azure.
Microsoft offre tellement d’opportunités au niveau technologie ou business qu’après 6-7 ans dans le même secteur, il y a toujours un nouveau challenge dans une autre partie de la société. Olivier, par exemple, a travaillé sur 5 produits différents dans des divisions aussi diverses que Windows, Xbox, Bing, Azure et SQL.
Nous travaillons à la pointe de la technologie avec un accès à des ressources immenses (humaines, cours ou hardware). Nous avons un environnement de travail très positif qui reconnaît et encourage l’impact sur l’équipe et Microsoft. Nous avons la possibilité de travailler avec des centaines de gens qui viennent du monde entier et cela augmente notre ouverture d’esprit. Nous travaillons également avec des équipes en Europe, Inde et Chine ce qui est génial aussi. J’apprends des nouvelles choses chaque semaine !



Nous recommanderions aux futurs ingénieurs de commencer à travailler dans un grand groupe pendant au moins 2 ou 3 ans. Les procédés, la qualité du design et développement sont très souvent supérieurs à ceux d’une start-up. Et le nom d’un grand groupe sur un C.V. aura toujours un effet positif dans de futures candidatures. Après 2 ou 3 ans, rien n’empêche de changer et de s’aventurer dans des PME ou start-ups.


Cette année marque nos 15 ans à Microsoft et nous voyons l’avenir en rose ! Nos enfants Lilou et Lohann ont 7 et 10 ans, sont bilingues et s’épanouissent dans un environnement cosmopolite. Nous sommes dans une région et dans un secteur où les ingénieurs informaticiens sont en très forte demande. Il n’est pas rare d’être contacté plusieurs fois par mois pas des sociétés concurrentes (ex : Amazon, Apple, LinkedIn, Google, Facebook, etc.). Nous avons un très bon équilibre familial/travail qui nous permet d’être aux côtés de nos enfants qui grandissent ainsi que de continuer à progresser au travail dans un cadre intéressant. Nous avons la chance de vivre dans une région magnifique situe au bord de l’océan pacifique et a trente minutes des montagnes et du ski. Nous ne pouvons pas prévoir l’avenir mais pour l’instant il s’annonce très bien !

ROMAIN CASERY

stage chez bosch, usa : 

SCIENCES DU NUMERIQUE


 


J’ai effectué la prépa CPE Lyon, option PSI électronique. Apres mes deux ans de prépa, j’ai pu intégrer CPE et travailler sur des choses enfin concrètes. J’ai ensuite choisi l’option Robotique de service et systèmes embarqués pour développer mes compétences dans le domaine des objets connectés intelligents.


Je suis actuellement en stage de césure chez Bosch à Plymouth aux USA, je travaille sur le développement de projets séries dans les systèmes de régulateur de vitesse automatique, de freinage d’urgence pour la protection du conducteur et des piétons, et sur des systèmes de conduite automatisée. Il s’agit d’un stage très dynamique dans lequel je suis amené à faire du développement software et beaucoup d’applications (tests, calibration, développement en véhicule). J’ai aussi la responsabilité complète d’un projet d’étude ou je dois évaluer les performances de notre système de classification d’objets détectés par le véhicule. J’apprends à associer ingénierie et management de projet.
Pour décrocher ce stage, j’ai dû faire preuve d’énormément de motivation dès le début de mon année 4 dans mes recherches. Passionné par l’automobile depuis le plus jeune âge, Bosch est l’aboutissement pour moi. Après de nombreux entretiens en différentes langues, ma détermination a payé, j’ai réussi à décrocher ce stage que j’ai tant voulu !
Les USA sont une étape de mon projet professionnel. Grâce à cette opportunité, je peux maintenant concilier localisation et sujet de stage. Il faut pouvoir parler anglais au quotidien. Même si quelques français composent l’équipe, il vaut mieux être déjà à l’aise à l’oral pour être capable de suivre des réunions en anglais, entre collègues et avec le client.


 


Cette expérience est sans doute l’une des plus enrichissantes que j’ai pu vivre. Tout d’abord, c’est une opportunité en or que nous donne l’école que de pouvoir partir entre l’année 4 et l’année 5. Grâce à cette expérience, je sortirai de l’école avec un an d’expérience en entreprise, ce qui n’est pas négligeable pour un recruteur. C’est donc un avantage professionnel considérable. Personnellement, cette expérience me permet de prendre confiance en moi, de gagner en maturité et en autonomie. J’ai aussi fait beaucoup de rencontres, des personnes de tout âge. Ces rencontres me permettent de partager des activités ou des visites entre amis.
Je recommande donc fortement cette expérience très enrichissante. Je pense que cette opportunité nous donne énormément d’avantages une fois le diplôme obtenu. Cette coupure fera que le plus difficile sera de reprendre un rythme scolaire !

HAMID TRIMECH

stage chez air liquide, japon : CHIMIE - GENIE DES PROCEDES


Je sors d’une CPGE classique, et j’ai été admis en filière CGP à CPE Lyon. Je suis actuellement au Japon, a Tsukuba, 50km au nord-est de Tokyo.
Ce stage chez Air Liquide Laboratories (ALL) concerne les procédés de CVD/ALD (chemical vapour deposition / atomic layer deposition). Ma mission consiste à trouver les conditions optimales pour déposer de fines couches de métal sur un support en SiO2 en faisant réagir différents précurseurs sous phase gazeuse. Ces couches sont utilisées dans l’industrie électronique, notamment dans les semi-conducteurs. En plus du procédé, je réalise les analyses permettant de caractériser le film déposé par CVD (XPS/SEM).


Je voulais au début de mes recherches un stage aux Etats-Unis. Je me suis un peu fermé des portes en limitant ma recherche mais ensuite j’ai postulé à des offres sans prendre en compte le pays. C’est un peu par hasard que je me suis retrouvé à postuler pour une offre au Japon.


J’ai, malgré tout, toujours été attiré par le Japon, sa culture, ses paysages, son histoire, sa cuisine … J’ai fait du japonais en 3A et 4A, à raison de 2h par semaine. Cela m’a permis d’acquérir de bonnes bases. Au travail, je parle essentiellement en anglais, mais aussi en français et un peu en japonais. L’entreprise offre des cours particuliers de japonais aux étrangers et nous encourage à passer le JLPT, examen de langue, pour évaluer nos capacités.


Cette année, nous sommes deux étudiants CPE Lyon en stage chez ALL, ce qui aide énormément au quotidien. L’éloignement, le choc des cultures peuvent effrayer mais l’adaptation s’est faite très rapidement, notamment grâce aux français déjà dans l’entreprise (stagiaire, VIE, expatriés) et aussi aux japonais qui ont tout fait pour nous faciliter la vie. L’entreprise s’est occupée du logement et des transports. Mes bases de japonais ont été très utiles, au restaurant, pour faire des achats, payer les factures, ouvrir une ligne mobile…


Cette année de césure m’a fait découvrir la déposition chimique en phase gazeuse, l’interaction entre l’industrie chimique et électronique, le travail en totale autonomie dans un milieu multiculturel entouré de chercheurs venant d’horizons différents, la gestion de projet ainsi que la maintenance d’équipements industriels. C’est aussi une chance unique que de travailler dans un grand groupe français tel qu’Air Liquide, présent sur tous les continents ! Sur le plan personnel, ce stage m’a permis de découvrir la vie d’expatrié, de voyager, de faire de très bonnes rencontres, de m’ouvrir à une autre culture, d’avoir plus de recul vis-à-vis de la culture française et sur la société française en général.


Sans hésiter, l’année de césure est la meilleure année de mes études supérieures ! Je conseille aux étudiants de bien réfléchir à leur choix, de privilégier le sujet du stage plutôt que le pays où il se déroule. Un stage très intéressant en France vaut mieux qu’un stage ennuyeux à l’étranger.


 

CAPUCINE LECAT MATHIEU DE BOISSAC

stage chez analog devices, irlande

SCIENCES DU NUMERIQUE


J’ai eu un parcours tout à fait classique : deux ans de Prépa intégrée CPE Lyon, à l’issue desquelles j’ai été admise à CPE Lyon en filière Electronique-Télécommunications-Informatique.
Mon année de césure se déroule chez Analog Devices à Cork en Irlande.


Cork c’est une ville géniale dans laquelle se croisent absolument toutes les nationalités, niveau population ça doit être moitié irlandais, moitié reste du monde. Quelqu’un un minimum ouvert peut faire des rencontres très facilement. C’est d’autant plus encourageant de savoir que les irlandais sont fans des français (je ne sais toujours pas pourquoi). Et puis, ça va sans dire mon niveau d’anglais aura bénéficié du séjour.


Je n’ai pas choisi l’Irlande de manière spécifique, mais plutôt Analog Devices. Je suis chargée de la programmation et la maintenance de bancs de tests appliqués à l’évaluation d’un récepteur-transmetteur radio. J’utilise LabView (un logiciel dont le langage est plutôt génial et assez puissant) et je communique avec le module via un FPGA, très utile pour la vitesse d’exécution. En gros je programme des interfaces utilisées par les ingénieurs de mon labo, qui automatisent, facilitent et accélèrent l’exécution des tests.Parler un anglais parfait pour un français c’est d’une part improbable, d’autre part non exigible. On apprend au fur et à mesure à saisir ce que les collègues disent, on glane et on retient les expressions courantes et le vocabulaire utile… Ce qui est génial c’est que les irlandais se satisferont toujours de notre anglais, aussi médiocre soit-il ; ils nous abordent très facilement, s’enchantent de notre accent (ils adorent les français) et font preuve de beaucoup de patience, que ce soit au bureau ou à l’extérieur. 


J’espère que faire une césure dans une entreprise de l’envergure d’Analog Devices ne passera pas inaperçu sur le CV. Ensuite les softwares que je maintiens doivent parfois être mis à jour et déployés sur tous les postes très rapidement, ça implique une certaine responsabilité. Je côtoie évidemment au quotidien la radiofréquence, qui a été en quelque sorte une belle découverte ! Enfin, le fait de travailler dans un labo au milieu d’ingénieurs ultra-compétents et ouverts au dialogue ça fait découvrir à quoi ressemble leur quotidien et ce qu’ils ont fait pour en arriver là. On peut discuter de leurs choix, leurs regrets, leurs conseils, on peut se créer un petit carnet d’adresses…Je suis chanceuse, j’ai atterri dans un bureau dans lequel règne une ambiance incroyablement relax et amicale, oserais-je dire familiale ! On prend soin de moi, je ne subis pas de pression et mon travail est reconnu, c’est un confort que je n’avais pas vraiment espéré !


 


D’après mon vécu et connaissant l’expérience de plusieurs de mes camarades dans les autres coins de la planète, je conseille la césure. J’ajouterai cependant que c’est important de ne pas arrêter son choix en fonction de la destination, on peut parfois passer à côté de quelque chose juste parce qu’on ne jure que par les pays qui font rêver… Et oui, j’ai bien peur que reprendre les études là où on les a laissées après un an de césure, ça fasse mal… Mais je pense que ça en vaut la chandelle !

GWENAËLLE PHILIBERT

un stage en australie et la fin du cursus aux etats-unis : CHIMIE – GÉNIE DES PROCÉDÉS


« Au cours de mon année de césure, j’ai effectué deux stages de 6 mois. Je suis tout d’abord partie dans un laboratoire de recherche universitaire : le Ian Wark Research Institute, qui fait partie de l’université de South Australia situe à Adélaïde en Australie. Ce 1er stage consistait en de la recherche fondamentale dans le domaine des polymères, sciences des matériaux.


Ce stage était rémunéré et le salaire que je touchais me permettait de subvenir à mes besoins. Cette expérience fut très enrichissante car elle m’a permit de découvrir le monde de la recherche dans un cadre très agréable. J’ai passé la 2nde période de mon année de césure à Lyon dans le laboratoire d’analyse du site de recherche de la Dargeoire du groupe Bayer.


En année 5, j’ai choisi de partir aux Etats-Unis afin d’obtenir un master en chimie analytique. J’étais à l’Université d’Ohio State à Columbus. Ma recherche était spécialisée dans le domaine des sciences de séparations. Après mon diplôme d’ingénieur CPE Lyon, j’ai décidé de poursuivre en thèse. La durée moyenne d’études pour l’obtention d’une thèse est de 5 ans. Le département de chimie vous garantit une subvention pour la durée de vos études, soit contre une dizaine d’heures d’enseignement par semaine dans le cadre de travaux pratiques ou travaux dirigés, soit pour votre travail de recherche si votre laboratoire de recherche possède les financements suffisants.


 


Ces différents stages effectués au cours de mon cursus m’ont permis de vivre des expériences très variées et enrichissantes et m’ont donné envie de m’orienter vers une carrière à caractère international. »

NICOLAS LECERTISSEUR

PROJET DE FIN D’ETUDES A L’INTERNATIONAL

INFORMATIQUE ET RÉSEAUX DE COMMUNICATION 


J’ai effectué un stage aux Philippines, dans une entreprise nommée Mannasoft, basée à Makati City. Le choix de cette entreprise a été sur deux critères : la destination et les partenariats. Mannasoft est Gold Partner Microsoft et possède de nombreux partenariats avec d’autres entreprises du domaine de l’informatique. Ce stage m’a permis d’effectuer deux missions, de la programmation web dynamique (PHP/MySQL + Ajax JavaScript) d’une part et la création musicale pour animations de présentation de produit d’autre part. Au niveau professionnel, la façon de travailler est très humaine, et aussi religieuse. Le plus marquant est de voir en objectif n°1 de l’entreprise : " To Glorify God in the workplace" !

La vie aux Philippines est très peu chère. Un menu classique au Mac Do ne coûte que 62 pesos (1 euro), et un plat de sushis dans un restaurant chic ne coûte que 240 pesos (4 euros). Il est tout de même peu évident de se déplacer hors de la ville, sans un moyen de transport à soi. En ville, le taxi est le moyen de transport de prédilection, ce dernier étant également à un prix dérisoire. Ayant eu l’occasion d’aller une fois hors de la ville, j’ai visité Tagaytay, un lieu ayant vue plongeante sur le volcan Taal, qui est un des volcans les plus originaux de la planète. J’ai également visité un musée dédié au héros national, qui a déclenché, par son exécution et sa lettre d’adieu, une révolution contre les colonialistes espagnols.


Autre fait marquant, juillet - août est en pleine saison des pluies aux Philippines, et on a parfois le droit à des pluies diluviennes et des inondations plus qu’express.


Pour résumer, je pourrais dire que ce pays est très intéressant, tant du point de vue de la culture du travail que de la culture du pays… un endroit appréciable dans lequel on peut apprendre et découvrir beaucoup ! 

SIMON ROCTON

ECHANGE A L’INTERNATIONAL EN ANNÉE 5

CHIMIE – GÉNIE DES PROCÉDÉS 


Simon est au milieu !
« Pour ma 5ème année à CPE Lyon, département chimie - génie des procédés, je suis parti en échange universitaire à l’université d’Ottawa au Canada (université partenaire de CPE Lyon).


 


Je suis resté 8 mois à Ottawa et je garde d’excellents souvenirs de ce séjour : l’apprentissage de l’anglais courant et académique, la découverte de nombreuses cultures, des excursions et des voyages inoubliables. Je suis persuadé que cette aventure ne pourra être qu’un plus concernant la construction de mon projet professionnel, car j’ai beaucoup appris sur les autres et sur moi-même. J’encourage ainsi tous les étudiants de CPE Lyon à se lancer dans ce projet, qui sera certainement une de vos plus belles expériences ! Bon voyage à tous ! »

XAVIER TALBOT

CURSUS DIPLOMANT A L’INTERNATIONAL EN ANNÉE 5

SCIENCES DU NUMERIQUE


«  Dans le cadre de ma 5ème année CPE Lyon, j’ai eu l’opportunité de partir à Londres pour y suivre un "Master of Science". Contrairement à la majorité des échanges Erasmus, celui-ci était basé sur un partenariat de double-diplôme entre CPE Lyon et University College London. A la fin de l’année universitaire, j’ai donc pu être titulaire du diplôme d’ingénieur en électronique CPE Lyon et aussi d’un MSc Technologies for Broadband Communications d’UCL.


Cette année à l’étranger a été pour moi une formidable opportunité qui s’inscrivait parfaitement dans mon choix de poursuite d’étude post DUT, mais surtout dans mon projet professionnel. Etant attiré par une carrière à l’international, posséder un diplôme d’une des plus grandes universités mondiales a été un énorme avantage pour ma recherche d’emploi.


Cette expérience est également l’occasion de découvrir le système éducatif anglais et leurs structures universitaires. Comparé à la France, le dépaysement "éducatif" est total. L’Université est dotée de moyens colossaux, l’environnement est totalement international et l’on se retrouve en cours aux cotés de mexicains, d’italiens, de chinois etc.


 


Un parcours d’ingénieur à CPE Lyon est donc clairement un choix pour une orientation vers l’international et bien que le niveau reste élevé pour un étudiant venant d’IUT, de magnifiques opportunités sont envisageables ! »

LAURE JOHANN

stage chez merck, allemagne, CHIMIE – GÉNIE DES PROCÉDÉS


« J’ai effectué mon année en entreprise chez Merck KGaA, à Darmstadt en Allemagne. Durant le 1er semestre, j’étais en stage dans le département "Pigments R&D Cosmetics". Ma mission consistait en la recherche et la synthèse organique de nouvelles molécules à applications cosmétiques. J’ai travaillé notamment sur des projets concernant la recherche de nouveaux anti-moustiques, de nouveaux antioxidants, de composés destinés à l´anti-âge et des molécules actives pour le skin lightening contre l’hyperpigmentation. L’équipe du labo était jeune et accueillante et ma maître de stage était très sympathique.


Ensuite j’ai effectué mon stage du 2ème semestre dans le département Medicinal Chemistry Lead Forschung, où il s´agissait de chimie combinatoire pour la recherche de molécules à application pharmaceutique et plus particulièrement contre le cancer, le diabète et les maladies cardio-vasculaires.


J’ai ainsi eu l´occasion de découvrir deux domaines majeurs de la recherche chez Merck

En dehors du travail, la vie en Allemagne est très agréable. Merck embauche de nombreux stagiaires de toute nationalité. Tous les mois, un Praktikantentreff était organisé pour permettre aux stagiaires de se rencontrer. Souvent des soirées ou des week-ends étaient organisés pour nous permettre de découvrir l’Allemagne et éventuellement les pays limitrophes. Pendant la période de Noël, il y avait de très jolis Weihnachtsmarkt (marchés de Noël) à voir !
Ce fut une expérience très sympa que je recommande à tous les élèves ingénieurs souhaitant vivre une année en entreprise à la fois très bénéfique pour l’apprentissage professionnel et riche en rencontres internationales et expériences culturelles. »