Séquence « immersion » dans les labos de chimie analytique de CPE Lyon !

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A l’occasion des projets scientifiques menés par les élèves -ingénieurs chimistes d’année 4, jetons un œil dans les labos d’enseignement de chimie analytique, pour prendre connaissance de deux projets axés microbiologie.


Marine, Clémence, Kirthana et Josselin, tous les 4 en double diplôme ingénieur –pharmacien, travaillent sur un projet en collaboration avec l’Université croate de Zagreb. Ils ont 1 mois ½, à raison de deux jours par semaines, pour optimiser la culture de la micro-algue "Euglena gracilis", riche en protéines, dont l’utilisation peut intervenir dans des applications médicales.


Leur étude comporte deux axes :


Optimiser les conditions de culture de la micro-algue à partir des échantillons envoyés par l’Université de Zagreb. La micro-algue, qui est classiquement cultivée par simple exposition à la lumière du jour, a une durée de croissance de 2 semaines. Il s’agit ici de la réduire à 1 semaine en testant plusieurs paramètres : le mode d’agitation des micro-algues, une régulation de la température grâce à la culture dans une étuve ou bien le choix du type de lumière via l’ajout de lampes dans l’étuve…
Objectif atteint puisque l’équipe a déjà réussi à réduire la phase de croissance à 6,25 jours en conservant les paramètres de croissance !


Travailler sur la méthode de suivi de la croissance, notamment par le comptage cellulaire au microscope . Différentes autres méthodes complémentaires sont en cours d’évaluation via des prélèvements quotidiens.


Quelques résultats intéressants ont d’ores et déjà vu le jour. Ils seront consignés dans un rapport en anglais, et envoyés à l’Université de Zagreb.



Un deuxième groupe, constitué de Lucie, Pauline et Laura, travaille, lui, sur des micro-organismes capables de dégrader des hydrocarbures, sur un sujet proposé par une entreprise de conseil dans la dépollution des sols, Golder Associates.


Leur mission est d’évaluer le potentiel d’une nouvelle méthode de dépollution des sols contaminés. Cette méthode consiste à cultiver les microorganismes du sol capables de dégrader les polluants, de les produire en grande quantité pour pouvoir les ré-injecter sur les sites pollués par la suite.


Pauline, Lucie et Laura s’attèlent donc depuis quelques semaines à extraire les microorganismes capables de dégrader ces hydrocarbures des échantillons de sols pollués reçus de l’entreprise. L’objectif est de les mettre en culture dans différentes conditions, de suivre l’évolution de ces cultures et de tester des méthodes pour optimiser leur croissance cellulaire…
Deux paramètres ont pour l’instant été testés pour multiplier le nombre de micro-organismes dans les cultures : l’introduction d’oxygène et l’élévation de la température. Bientôt les conclusions finales !


Ces nouvelles pistes feront l’objet d’un rapport, en français cette fois, à l’attention de l’entreprise.