Quelques témoignages

CAMILLE JUSTEAU

STAGE AU FRAUNHOFER INSTITUTE ALLEMAGNE : 

CHIMIE - GENIE DES PROCEDES

 
 Je suis actuellement en année 5 double cursus à CPE Lyon en filière CGP et en Master Nanoscale Engineering à Centrale Lyon, UCBL et INSA. Depuis mon arrivée à l’école je suis le cursus CGP en prenant soin de saisir les opportunités qui peuvent me différencier professionnellement (je l’espère) des autres cpéens. Je pense qu’à la sortie de l’école on a tous les mêmes outils en poche et qu’il est important de se démarquer. Je suis extrêmement curieuse et c’est bien là le problème car tout m’intéresse ! C’est pour cela que le domaine des nanotechnologies me correspond : je peux accéder à un vaste panel de domaines comme la bio, l’électronique, la médecine, l’énergie et je ne me sens pas coincée sur un seul sujet… Je suis aussi très attirée par les projets de création d’entreprise et de management proposés qui développent des qualités autres que scientifiques et je ne le regrette pas aujourd’hui.
 
Ma césure était atypique car elle a eu lieu au Fraunhofer Institute dans les nanotechnologies pour l’électronique, alors que je suis chimiste ! 
 
 
J’étais responsable de deux projets ; 
- Le développement et l’optimisation de nanogénérateurs à base de nanofils d’oxyde de zinc
- Le développement et l’optimisation de couches inorganiques semi conductrices puis leur intégration dans la construction de LED (Light Emitting Diode).


 

Au quotidien je rédigeais mes propres protocoles, menais les expériences et analyses et en tirais les conclusions en vue d’améliorer les procédés de fabrication ou bien les résultats finaux. Il m’est aussi arrivé, avec mes collègues, de créer de nouveaux équipements d’analyses qui puissent s’adapter à mes échantillons et recréer les conditions d’analyse proches de la réalité. Je devais aussi réfléchir à des applications concrètes pour mes projets puisqu’il faut ensuite trouver des acheteurs. J’ai fini ce stage en rédigeant un article scientifique exposant mon travail sur les LED puisqu’il y eu de bons résultats et j’attends aujourd’hui de savoir si la revue « Sol-gel Chemistry » va accepter de le publier. (ndrl : on l’espère ! )


 

Je n’avais pas de pays cible pour partir en césure, ce qui m’importait c’était le sujet du stage. J’ai toujours fait espagnol en 2ème langue et c’est rarement un pays décrit comme faisant rêver ! En y regardant de plus près, il y a de nombreuses offres pour la filière chimie et dans mon cas pour les nanotechnologies. Je n’ai procédé que par candidatures spontanées et le contact s’est fait facilement, j’ai décroché 3 stages là-bas avant de me décider. Pour ce qui est de la langue, je ne parlais pas un mot d’Allemand, cela fait peur au début. Finalement cela n’a pas été un frein au sein de l’entreprise ni dans mon quotidien. Petite astuce, je faisais l’effort de faire une phrase en Allemand dans les magasins avant de passer à l’anglais, ce qui rend les personnes bien plus sympathiques lorsqu’elles voient que vous avez essayé. (ndrl : c’est noté !)


 

Cette année de césure a été pour moi l’occasion de vraiment vérifier mon projet professionnel et de m’orienter définitivement vers les nanotechnologies pour la suite. J’ai décidé aussi de ne pas continuer dans la recherche universitaire. Le rythme ne me convient pas du tout et j’ai vraiment besoin de l’effervescence d’une entreprise. J’ai aussi appris au cours de cette année à avoir plus confiance en moi professionnellement et à soigner certaines appréhensions par rapport au fait d’aller travailler à l’étranger et de vivre là-bas… finalement ce n’est pas si compliqué ! Je me suis fait aussi beaucoup d’amis, qu’ils soient Erasmus ou Allemands, et ça a été une vraie ouverture culturelle.